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Premier WE au Bénin, et je sens que je vais me plaire de plus en plus ici ! Bien qu’il me restait un petit rapport à rendre pour l’Ecole, j’ai sauté sur l’occasion d’une balade d’une journée avec Alexandre et Bertille (le stagiaire que je vais remplacer et sa copine) pour découvrir Ouidah.
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Le trajet en zem
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Il a donc fallu que j’inaugure mon premier trajet sur un zem, ainsi que ma première négociation ! Eux qui d’habitude ne sortent guère que peu de Cotonou, il s’agissait de leur demander de nous emmener en dehors, à une heure de route, et en passant par la piste ensablée dite « route des pêches », qui longe le bord de mer, les villages de pêcheurs, et bordée de centaines de cocotiers…Après 5-10 minutes de pourparler, nous enfourchons donc nos 3 motos pour un superbe trajet.
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Arrivée à Ouidah
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Ouidah, c’est donc un des villages témoins du commerce triangulaire : les français, les portugais ainsi que les anglais et les hollandais y ont séjourné afin d’envoyer des bateaux entiers d’esclaves en Amérique du Sud. L’idée de ce petit WE était de reparcourir la « route des esclaves », parcours allant du fort portugais dans lequel se situe désormais le musée de Ouidah et la plage où se situe la « porte de l’oubli », monument construit en 1992 en mémoire à la traite des noirs. Arrivés au musée, nous avons rencontré Prosper, « votre guide tout au long de ce voyage » comme il disait !
Puisque notre homme manifestait un certain talent dans la narration et qu’il nous était très amical, nous lui avons demandé s’il pouvait nous guider en moto jusqu’à la plage en nous faisant une visite commentée de la route des esclaves. Enchanté. Une poignée de main. Le rendez vous était marqué pour dans une heure et demi, le temps pour nous de trouver des habitants qui voudrait bien nous transporter durant cette visite et nous ramener à Cotonou…
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« Négocier… c’est fairplay » - Proverbe béninois
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Une négociation de trente minutes ! A mourir de rire ! Etant donné qu’il n’y avait pas l’ombre d’un zem disponible à Ouidah, nous avons commencé à parler à deux jeunes mecs de la trentaine qui semblaient bien motivés (attirés ?...) par le fait de pouvoir se faire 8 000 FCFA chacun (environ 12 euros) en ramenant des petits yovo à la capitale. Nous étions venu pour 3 000 FCFA…
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La discussion a pris son cours, traaaaannquillemmment….
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« 8000, 2000, hahahahahaha, 7800, pouuuuaaahhhh la blague !, tu veux pas enlever 2 FCFA seulement ?, 7500, 2500, hahahahaha, nonononononon mon frère, et le carburant, et le temps perdu? Ok, on vous file max 4000 chacun pour trois motos… mon frère, on n’a que une moto normale et une grosse., 4000 c’est pas assez ! …
petite réflexion : on part à deux motos et on vous file 5000 par motos. on y gagne et vous y gagnez.
Hahahahahaha !!!! ça marche ! »
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Après cette petite demi-heure de rigolade, on est enfin parti pour rejoindre notre guide. Je vous laisse regarder les photos…
3 commentaires:
Ca y est, l'aventure commence (recommence en fait!!)
je suis ravie de voir que tu te plais au Bénin, et j'attends ac impatience la suite de tes péripéties :)
moult bizous
à plouch
Eh ben ça change de meunier hein ?
En tout cas, j'espère que tu vas bien profiter de ce petit coin et nous faire réver un peu...
Fait toi plaisir coco !
A bientot
bizz
roro
Salam Mr Rok,
Ca y est, j'ai enfin réussi à faire marcher mon dinosaure d'ordinateur marocain pour consulter ton blog...Et ca vaut le coup : haut en couleur, dépaysant tout ca...
J'ai ajouté ton site comme lien de mon blog marocain.
Je compte venir te voir en octobre puisque je suis encore au Maroc pendant 6 mois, c'est pas si loin!(tt est relatif, c'est vrai) Alors a tres bientot et j'attends de tes nouvelles
Bises Thomas
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