jeudi 3 juillet 2008

Premiers jours, premières impressions…

Descente de l’avion. Mon cœur commence à battre de plus en plus vite. Inutile de transpirer plus qu’il ne faut : je sens très rapidement mes mains devenir moites et mon front s’humidifier malgré moi ! Bienvenue au Bénin me confie mon voisin de voyage…

Voilà maintenant trois jours que je suis arrivé à Cotonou. Je loge pour le moment dans l’appartement du stagiaire que je vais remplacer.
Le soir de mon arrivée, vers 21h, impossible de me représenter le trajet parcouru pour arriver jusqu’à chez lui ! Seulement la nuit noire, du sable sur la route, des rues plus trouées qu’éclairées.

Se déplacer à Cotonou

Depuis trois jours j’essaye donc de me créer une représentation de la ville afin de pouvoir me repérer.
Le plan officiel de l’IGN béninois nomme certaines rues « rues 101, 102, 103… ». Ces rues n’ont aucun nom ! Ceci vient donc se rajouter aux rues qui, elles, en ont un mais dont celui-ci n’apparait sur aucune pancarte… Ou encore à celles dont le nom n’a jamais été adopté par les locaux qui l’appellent tous par un autre nom en référence à un stade offert par les chinois, à un hôtel réputé, ou au fait qu’elle n’est pas revêtue de pavé mais de dunes de sables dignes du Paris-Dakar … Je me dis donc qu’il va falloir que j’arpente un bon moment ces chères petites ruelles avant que je ne m’y retrouve complètement !

La circulation est aussi disons… très particulière ! J’y ai accordé une attention toute particulière puisque je n’ai pas encore mon permis voiture, qu’il n’y a pas de bus, que quelques taxis et énormément de moto-taxis (ou « zem » de zemidjan : « emmène-moi-vite! » en fon, dialecte béninois). Si je voulais exagérer un tout petit peu, je dirais que la règle semble à première vue assez simple : il n’y a pas de règle !
Sur les pistes non balisées, c’est un peu les lois de la jungle : on se côtoie, on se croise, on se regarde, on s’évalue, on se frôle, souvent à droite, parfois à gauche, et… on laisse le dernier mot au plus gros !
Sur les routes pavées, les zems roulent le plus souvent sur la file de droite tandis que les voitures empruntent la file de gauche.
Lors de gros embouteillages et au niveau d’un carrefour, on oublie vite tout ça et on se réfère sans plus tarder au comportement sur pistes non balisées !

Apprendre à parler le fon

Rapidement après mon arrivée, j’ai vite appris un autre mot que celui de « zem » : « yovo »…
Il y a des restaurants de yovo et des quartiers de yovo. Les locaux t’appellent yovo, te regardent comme un yovo, pratiquent avec toi des prix pour les yovo. Sans avoir de traduction, je crois que j’aurais compris : yovo = blanc. Par extension, yovo = riche, athée (ou mécréant selon l’humeur), et… riche ! Sans doute y-a-t-il une part de vérité.
Pour le moment, j’avoue avoir du mal à me détacher des regards pesants qui me tombent dessus à chaque sortie dans la rue. Bien sur cela est compréhensible, on ne refait pas l’histoire. Mais là, honnêtement, j’aimerais bien qu’ils l’oublient ! Sans doute j’y deviendrai insensible avec le temps… Reste à savoir quel est le meilleur comportement des deux. Seuls tous mes collègues de bureau, tous ouest-africains, me décrochent tous les matins un grand sourire avec une tape dans le dos ! C’est l’essentiel !

Voilà donc pour le moment.

Je mettrai bientôt quelques photos. Le boulot et l'installation ne me laissent pas énormément de temps! Ne vous gênez surtout pas pour me faire des petits signes en laissant des commentaires, j’ai normalement fait en sorte qu’il n’y ait aucune inscription à faire à quoi que ce soit.

Un bisou à tous !

3 commentaires:

angélique a dit…

E kaasan, bonjour en yoruba
bonne arrivée sous le ciel béninois. J'ai beaucoup d'affection pour ce pays. Je les rencontréis il y a six ans et reviens regulièrement. J'arrive d'ailleur le 13 juillet pour recherches en master études africaines. Pourrions nous faire connaissance et échanger sur nos expériances. A bientôt. Angélique

Anonyme a dit…

Yo QueenTeen! Toudou Bom?
Belle aventure en perspective, chui aussi content de savoir que t'as toujours tes deux pieds!
Prend soin de toi!
A ploutch

Cizar

Unknown a dit…

Ca fait plaisir de savoir que tu vas bien. Un peu d'exotisme et surtout l'Afrique comme on l'aime. Merci de ces carnets de voyage.
Dans l'attente de te lire.
Bisou